Veille et Intelligence économique 1/4- Approche pratique

Présentation des trois types de veille : veille métier (ou veille opérationnelle), veille stratégique, intelligence économique. Quels sont les enjeux de ces trois types de Veille ? Quels sont les points clés ? Chemin en trois phases pour la mise en place / mise en oeuvre et l’amélioration.


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2 réponses à Veille et Intelligence économique 1/4- Approche pratique

  1. duponchel dit :

    Assimiler l’intelligence économique à un type de veille c’est comme dire que le marketing c’est la vente. La veille est un outil, certes stratégique, au service de l’intelligence économique, pas plus, tout comme la sécurité des données et les stratégies d’influence. Par contre il y a plussieurs types de veille, dont ceux que vous évoquez.

    • Paul dit :

      Merci Christian pour ce rappel qui me donne l’occasion de préciser mon intention. Certes l’IE est assise sur un trépied (V Stratégique, protection, influence) : nous sommes bien d’accord. Je ne dis d’ailleurs pas autre chose.

      Je ne me place pas ici au niveau de l’IE en tant que système national d’intelligence utile aux acteurs économiques (compétitivité des entreprises, sécurité, …) soutenu par le gouvernement. Dans ce cas les aspects défensifs et influence prennent un relief tout particulier.

      Je me place au niveau des PMI. Dans ce cas c’est le problème de l’appropriation qui prend un relief tout particulier (comme le mettent en évidence les nombreux retours d’expérience et parfois les constats de sous–emploi, d’abandon ou même d’échec signalés par des cabinets conseils, des éditeurs de logiciels et des universitaires). C’est la raison pour laquelle il me semble utile d’insister sur deux points :

      1_Nécessaire progressivité de la démarche, pour acquérir cette fameuse culture liée à l’Intelligence économique, qui ne s’installe pas sur un claquement de doigt du fait des routines de travail lourdes à modifier et du conflit perpétuel entre urgent et important.
      C’est en prouvant l’apport au niveau des besoins les plus immédiats (ceux liés au quotidien, auxquels la Veille métier ou opérationnelle répond) que l’on peut contribuer, me semble t’il, à crédibiliser l’investissement (organisation, temps, moyens) de l’IE. Notons que la Veille opérationnelle regroupe les divers types auxquels vous faites allusion. Ensuite, le passage à la Veille stratégique puis à l’IE correspond à chaque fois à un « saut culturel » qu’il semble utile de mettre en évidence.

      2_Clarification des enjeux (et des points clés) relatifs à chacune des trois étapes de l’appropriation, c’est-à-dire ce que l’on risque de gagner (ou de perdre) concrètement.

      Cette typologie des modes de surveillance proposée (qui de fait constitue une typologie comportementale) veut apporter une vision globale sur la démarche de surveillance de l’environnement et ses finalités pratiques.
      Elle aide naturellement à comprendre pourquoi l’I.E, à la différence de la veille, doit être considérée comme un véritable processus de management.
      Elle conduit à poser des jalons pour une démarche de progrès : elle contribue à la nécessaire prise de conscience de l’état actuel de maturité de l’entreprise sur le sujet. C’est la compréhension du stade où en est arrivé l’entreprise qui permet de passer au stade suivant : de la même façon que la connaissance des divers stades de développement chez l’enfant [voir PIAGET J. « Le jugement et le raisonnement chez l’enfant »] conduit à comprendre son niveau de maturité et permet d’éviter une mise en situation d’échec en lui proposant soit des notions trop avancées, soit des évidences.
      La pyramide popularisée par Maslow nous indique d’ailleurs qu’il ne sert à rien de vouloir satisfaire les besoins nobles d’un individu (spirituels, intellectuels) tant que ses besoins d’ordre de base (physiologiques) ne sont pas satisfaits (pour l’entreprise PMI : les besoins de base sont liés aux problèmes du quotidien).

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